Cimetière protestant de Hammond Hammond, Clarence-Rockland, Ontario
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Histoire et patrimoine

Comment une clairière dans la pinède, appelée North Indian, devint le village de Hammond — et pourquoi ses familles protestantes eurent besoin d’un lieu de sépulture bien à elles.

Avant qu’il y eût un village

Ici, la terre était couverte de pin blanc, et c’est le pin qui attira les gens. Dans les décennies qui suivirent la Confédération, les forêts du canton de Clarence furent coupées pour le commerce du bois britannique, et les équipes de bûcherons devaient loger quelque part.

L’établissement qui en naquit s’appelait North Indian, d’après le ruisseau North Indian qui coule à proximité — un nom choisi pour le distinguer de South Indian, plus loin sur la ligne, devenu Limoges. Des descendants de familles loyalistes de la vallée du Saint-Laurent commencèrent à y prendre des terres dans les années 1880.

Miller, Armstrong, Price, Candiff, McLean, Butler, Cooper, Watson, Kinnaird. Les premières familles à défricher à North Indian

Ces noms comptent pour ce cimetière, car ce furent ses premières familles. Elles étaient anglophones et, à peu près sans exception, protestantes. Les églises de leurs confessions étaient à une longue course en charrette, et le terrain consacré le plus proche appartenait à une paroisse qui n’était pas la leur. Elles firent donc le leur.

Le paysage en garde la trace. Le chemin que borde le cimetière s’appelle chemin Butler. Les Butler furent parmi les premiers arrivés.

Le chemin de fer et le nom

Ce qui transforma une clairière en village, ce fut le Canada Atlantic Railway de J. R. Booth. La voie ferrée donna au bois un chemin vers Ottawa puis vers l’Angleterre, et donna à l’établissement une gare — et, avec le temps, un nouveau nom.

L’origine du nom Hammond n’est pas établie. Le récit local le plus tenace veut qu’il ait appartenu à l’un des arpenteurs du chemin de fer, et qu’il ait été tiré d’un chapeau. C’est le genre d’histoire qui pourrait fort bien être vraie, et il n’en existe pas de meilleure.

Deux communautés, deux cimetières

À partir de 1880 environ arriva une seconde vague de colons — les Carrière, les Éthier, les Guindon et d’autres — francophones et catholiques. Pendant des années, ces familles se rendirent dans les paroisses voisines pour les sacrements. Un bâtiment servant à la fois de chapelle, d’école et de salle communautaire fut érigé en 1902; après une pétition en 1911, la paroisse Saint-Mathieu fut officiellement érigée, et une église de brique conçue par Charles Brodeur fut achevée le 7 septembre 1912 et bénie le 12 janvier suivant.

Voilà pourquoi un hameau de cette taille compte deux cimetières à faible distance l’un de l’autre. Le cimetière catholique de Saint-Mathieu dessert la paroisse; ce terrain-ci desservait tous les autres. La division était confessionnelle plutôt qu’hostile, et les deux lieux de sépulture coexistent depuis bien plus d’un siècle.

Chronologie

  • 1870–1880

    Des descendants de loyalistes de la vallée du Saint-Laurent prennent des terres à North Indian et commencent à défricher la pinède.

  • 1876

    Construction de la première école publique.

  • vers 1880

    Des familles canadiennes-françaises — Carrière, Éthier, Guindon et d’autres — commencent à s’établir dans la région.

  • 1880–1890

    Le Canada Atlantic Railway, propriété de J. R. Booth, atteint l’établissement. Le bois sort par rail; le village prend le nom de Hammond.

  • 1895

    Ouverture d’un bureau de poste à Hammond.

  • 1902

    Érection d’un bâtiment polyvalent servant de chapelle, d’école et de salle communautaire.

  • 1911–1913

    Érection de la paroisse Saint-Mathieu. Son église de brique est achevée le 7 septembre 1912 et bénie le 12 janvier 1913.

  • 1914 et 1941

    Deux incendies majeurs ravagent le village.

  • 1948

    Construction de l’école Saint-Mathieu.

  • 1er janvier 1998

    Le canton de Clarence fusionne avec la ville de Rockland pour former Clarence-Rockland. Hammond, et ce cimetière, relèvent de la nouvelle municipalité.

  • 2017

    Le cimetière est ajouté à Find a Grave, amorçant un relevé photographique systématique des pierres.

Lire les pierres

Environ 135 monuments ont été documentés ici, et quelque 93 % d’entre eux ont été photographiés. Ce chiffre est un plancher plutôt qu’un total. Les cimetières du XIXe siècle de l’Est ontarien regorgent de sépultures marquées de bois, de pierre des champs, ou jamais marquées du tout — et les pierres de marbre et de calcaire des années 1880 subissent notre climat depuis bien plus de cent hivers.

Si vous faites une recherche familiale ici, traitez les pierres visibles comme le début de la recherche et non comme sa fin. Notre page registre des sépultures explique ce que nous détenons et comment nous demander une vérification.

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Sources. Histoire de la colonisation, noms de familles et chronologie du village d’après The French-Canadian Genealogist, « History of Hammond ». Emplacement, description d’arpentage et nombre de monuments d’après Find a Grave et les relevés de cimetières du comté de Russell de la Ontario Genealogical Society. Histoire municipale : cité de Clarence-Rockland. Les corrections sont bienvenues et seront créditées.

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